À retenir
- Envoyez le STEP si la géométrie doit être modifiée.
- Pour un STL, indiquez explicitement les unités et les dimensions attendues.
- Joignez un plan pour les cotes critiques : le modèle 3D ne décrit pas tout.
Choisir le format selon le travail attendu
Un STL représente une surface par des triangles. Il convient à la transmission d’une forme destinée à être imprimée, mais ne contient pas l’historique de conception. Le STEP échange une géométrie CAO et facilite les modifications de dimensions ou de fonctions. L’OBJ est notamment utilisé pour des objets maillés et des formes issues de la création 3D. La présence d’une texture dans un OBJ ne signifie pas que la fabrication reproduira automatiquement ses couleurs.
Pour une pièce mécanique conçue en CAO, transmettez le STEP et un PDF coté si vous les avez. Pour une sculpture déjà finalisée, un maillage propre peut suffire. Conservez aussi votre fichier natif : il reste utile pour reprendre la conception.
Vérifier l’échelle avant de transmettre le modèle
Un STL n’impose pas une unité physique. Une dimension interprétée en millimètres alors qu’elle a été dessinée en pouces change complètement la pièce. Indiquez dans votre message les dimensions hors tout, par exemple « longueur attendue : 120 mm ». Cet exemple sert uniquement de contrôle d’échelle.
Pour un assemblage, nommez les composants et indiquez leur position. Des fichiers séparés, accompagnés d’une vue de montage, sont plus faciles à comprendre qu’un seul maillage contenant plusieurs volumes sans explication.
Contrôler le maillage sans alourdir inutilement le fichier
Examinez les courbes à l’export : une tessellation trop grossière transforme un cylindre en facettes visibles. À l’inverse, multiplier les triangles sur des surfaces déjà bien décrites alourdit le fichier sans améliorer la fabrication. Réglez l’export en tenant compte de la taille finale et du niveau de détail utile.
Vérifiez également que les volumes sont fermés, que les surfaces ne se traversent pas et que les éléments fins existent réellement en volume. Une jolie vue à l’écran peut cacher une paroi sans épaisseur. Toute réparation automatique du maillage doit être contrôlée pour éviter la suppression d’un détail fonctionnel.
Ajouter les informations absentes de la géométrie
Le modèle ne précise ni les efforts, ni la température, ni les faces visibles. Accompagnez-le d’un bref descriptif : fonction, quantité, environnement, matériau envisagé et finition. Sur le plan, repérez les trous, portées ou emboîtements dont dépend le montage. Une tolérance exigeante sur toutes les dimensions complique inutilement l’étude.
La préparation des tolérances d’assemblage complète donc le choix du fichier. Si vous disposez seulement d’une pièce physique, consultez le guide pour reproduire une pièce sans fichier 3D.
La liste de contrôle avant envoi
- Ouvrir le fichier exporté et vérifier qu’il correspond à la bonne version.
- Indiquer les unités et une dimension de référence.
- Identifier les composants et fournir une vue assemblée.
- Joindre les cotes critiques et les critères de validation.
- Décrire la quantité, l’usage et le résultat visuel attendu.
Nommez le fichier avec une référence et un indice de révision. Une nouvelle version doit remplacer clairement l’ancienne dans la demande de fabrication. Un nom comme « boitier-rev-B » est plus utile que « final-definitif-2 ».
Questions fréquentes
Peut-on partir d’une photo ?
Une photo peut aider à comprendre le besoin, mais elle ne fournit pas toutes les dimensions. Une étape de mesure et de modélisation sera à étudier.
Faut-il envoyer du G-code ?
Privilégiez le modèle 3D. Le G-code dépend d’une machine et de ses réglages ; la préparation de fabrication doit correspondre au procédé retenu.
